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Le statut des enseignants-chercheurs est un thème majeur de notre réflexion sur le métier que nous exerçons. La prise en compte des activités pédagogiques, de recherche et d’administration est toujours une nécessité dans les équipes pédagogiques auxquelles nous appartenons. Notre statut de 1984 à partir de l’annualisation des 192 heures d’enseignements a vu bien des arrangements entres amis se mettrent en place, dans le décompte du nombre d’heures passées dans ces différentes activités. Parfois un sonore « C’est ton tour » vous transforme en directeur des études , en directeur de filière... La nécessité du service, hé oui les étudiants sont devenus au fil du temps de plus en plus nombreux et aussi de plus en plus exigeants, a fait que les heures pédagogiques ou administratives ont fini par rogner pour certains, sur les heures consacrées à la recherche. Et cela n’est pas fini, la mise en place actuelle du LMD révèle une activité cette fois-ci diplomatique débordante pour la réalisation des cursus proposés dans chaque université, tout à la fois en direction des étudiants et entre les équipes pédagogiques concernées. On trouvera un argumentaire complet sur la prise en compte de la modularisation des activités de l’enseignant-chercheur sous la plume de Jean-Michel Jolion. Il nous demande de réagir car ce concept de modularisation des activités « faute de l’avoir décliné, en actions, revendications concrètes, est pour le moins peu parlant pour nos collègues y compris nos adhérents ». Beaucoup d’énergie dépensée dans des activités diverses quand on a en tête que la promotion est liée à des critères de recherche. On trouvera à travers la présentation du CNU les problèmes liés à l’évaluation promotion. Sur quelle mission ? La Lolf en expérimentation depuis le 1er janvier 2005 dans un petit nombre d’universités demande de « se doter d’un outil de pilotage assurant une visibilité de la répartition des emplois ». On peut se demander comment elle comptabilisera les heures d’enseignement, de recherche ou d’administration. Tout cela relève d’une même mission ou de trois différentes ? Il nous faudra revenir en fin d’année sur les premières conclusions de l’expérimentation de la LOLF à l’université. Le statut actuel de l’enseignant-chercheur ne lui donne pas de mobilité géographique, ne favorise pas les rapprochements de conjoints. En clair, il existe un système de recrutement mais pas de système de mutations comme on peut le trouver pour d’autres corps de l’éducation nationale. Cela entraîne pour certains personnels des impasses sociales sévères. Cette mobilité est aussi une demande des jeunes chercheurs. Il est donc temps de revoir le statut de 1984, de relancer le débat pour une prise en compte de la modularisation des activités, de la définition des missions, de leur évaluation, de la définition des critères de promotion et de la mise en place d’un vrai système de mutation. Joseph Martin
1 - Campus thématique Statuts des enseignants chercheurs. *-Dossier Statuts : *-2 - Pour un nouveau statut des enseignants-chercheurs. *-5 - Impact de la LOLF sur la notion d’emploi et les positions statutaires. *-6 - Le CNU : un rôle important pour le statut d’enseignant-chercheur.
Mobilité-immobilité. *-7 - De la politique de la DES. *-8 - Compte rendu de la réunion du Conseil National du Sport Universitaire du 6 avril. Bilan des recours pour la PEDR 2004. Recours suite à deux refus sur les listes de qualification du CNU. *-9 - L’Europe et les chercheurs. *-10 - Cneser du 21 mars 2005 : bref et technique. *-11 - Comptes rendus des qualifications 2005 : sections 05, 24, 32, 36, 61, 65, 71ème. *-12 - JO-BO. Sur le ouaibe.
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