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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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20 décembre 2002

Le Sgen-CFDT, parce qu’il a choisi de réunir dans la même organisation enseignants et Atoss, a toujours revendiqué que soit reconnue la fonction éducative des personnels administratifs, ingénieurs, techniques, ouvriers, sociaux et de santé.

Il n’est certes pas question d’affirmer que l’éducation serait la même affaire pour tous mais bien qu’elle est l’affaire de tous. Ce principe ne se décline pas de façon identique dans un lycée, un collège ou une université, selon qu’on travaille dans un atelier, une cuisine, un bureau ou un labo. Il ne se vit pas de la même manière pour tous les personnels.

Cette idée de communauté ou d’équipe éducative, défendue contre vents et marées, par le Sgen-CFDT, fait donc sourire, irrite, laisse incrédule ou rend narquois selon l’humeur. Pourtant, c’est bien d’une certaine conception du fonctionnement du service public qu’il est question sous ces mots.

Une certaine conception du service public

Il est vrai qu’il y a souvent loin de l’idée de communauté éducative à la réalité par exemple pour les personnels d’entretien d’une grande université ou les agents d’un important service administratif. Par contre, le travail d’équipe et la notion de communauté éducative peuvent prendre un sens concret pour les Atoss de certains établissements du second degré, voire même devenir un objectif capital dans un établissement spécialisé qui scolarise des enfants en difficulté ou des enfants handicapés. Au-delà de ces différences, le Sgen-CFDT considère qu’affirmer un tel principe contribue à lutter contre des phénomène qui nuisent au bon fonctionnement du service public et que le Sgen-CFDT se retrouve bien seul à combattre :
-  le repli catégoriel oublieux de l’intérêt du service tout autant que des intérêts des autres catégories ;
-  la hiérarchisation abusive des rapports de travail et ses corollaires que sont la méfiance, la dévalorisation des tâches dites d’exécution, la déresponsabilisation ;
-  l’inégalité de traitement entre les personnels, non seulement du point de vue salaires et indemnités, mais aussi du point de vue de la reconnaissance du travail accompli.

Pour le Sgen-CFDT, l’amélioration du fonctionnement du service public d’éducation passe par une modification de ses méthodes de fonctionnement, le respect de tous les personnels, la reconnaissance d’une égale valeur de toutes les tâches accomplies, l’écoute des usagers. Cela suppose toute une évolution des mentalités. C’est en rapprochant les statuts, en diminuant la hiérarchie des salaires, en reconnaissant le travail de chacun que l’on favorisera cette évolution qui permettra le travail en commun, la confiance réciproque et le sens partagé des intérêts du service public.

Non au tranfert des personnels atoss

Le transfert de personnels Atoss ou de personnels d’éducation aux collectivités territoriales ne va pas dans ce sens. Cette idée s’appuie sur une conception du fonctionnement du service public que nous ne partageons pas. En dissociant les fonctions d’enseignement, d’éducation, d’entretien ... on renforce la hiérarchisation des rôles, l’idée qu’il y aurait des tâches périphériques. Le service public n’a rien à gagner d’une diversification accrue des statuts et des autorités responsables des personnels.



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