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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Il s’agit ici de propositions du ministère sur les structures du premier degré, censées répondre aux problèmes de fonctionnement des écoles, résoudre au passage la crise de la direction et mettre fin à la grogne des directeurs. Conscient, toutefois du caractère hasardeux de ses propositions, le ministère les présente comme « texte de réflexion ».
identifier les problÈmes Pour le Sgen-CFDT, le gaspillage pédagogique, les inégalités de ressources, l’irrégularité dans la gestion des fonds, la gestion « hors les murs », éclatée entre l’inspection d’académie et la commune, constituent les principaux facteurs de difficultés dans le fonctionnement de l’école. Ils expliquent pour une bonne part la crise de la direction et ne seront pas résolus par le seul octroi de temps et de primes supplémentaires pour les directeurs. Ces dysfonctionnements justifient une évolution importante de la structuration du premier degré. le réseau, solution magique ? Les réseaux d’écoles existent déjà en de nombreux endroits. Ils s’avèrent très souvent positifs pour les élèves et les personnels. Mais le réseau en lui-même ne résout pas tous les dysfonctionnements évoqués.
un projet chimérique... Il est permis de douter de la faisabilité du projet. Du côté des communes, il repose sur le pari de l’intercommunalité qui progresse, mais avec beaucoup de réserves concernant la mise en commun de la compétence scolaire. Du côté de l’Éducation nationale, une part importante de la nouveauté réside dans la mise en place de coordonnateurs déchargés. Lorsqu’on sait le déficit croissant du recrutement et la diminution régulière des personnels qui ne sont pas en charge directe d’élèves, on peut penser que la réalisation effective du projet est une perspective pour le moins incertaine. ... qui ne répond pas aux problèmes constatés La mise en réseau des écoles, l’existence d’un conseil de réseau sont de bonnes bases d’évolution, pour peu qu’ils aient des moyens identifiés et du temps de concertation. Au-delà, toute la construction proposée est inefficace. Elle n’améliore pas la transparence car la structuration évoquée rajoute sans enlever. Elle ne laisse entrevoir aucun progrès dans l’exercice démocratique de la respon- sabilité. Elle n’amène ni meilleure cohérence, ni même souplesse de gestion quotidienne puisque l’ordonnateur des dépenses reste le maire, le receveur municipal devenant le comptable. La gestion pédagogique, administrative, financière, des écoles est toujours aussi dispersée et les enseignants, comme leurs partenaires, sont toujours aussi peu responsables de leurs projets.
Nathalie Falgueyrac et André Deleuze
EPCI ques aco ? Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre exercent les compétences qui leur ont été déléguées, soit librement par les communes, soit de façon obligatoire par la loi. Les EPCI sont administrés par des conseils ou comités constitués de délégués désignés par les communes. Ils possèdent un patrimoine propre et sont financièrement indépendants. Ils peuvent prendre diverses formes : syndicats intercommunaux et/ou de districts, communautés de communes, communautés urbaines ou d’agglomérations...
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