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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Sept mois après l’échec de la mission du recteur de Gaudemar et quinze jours avant les annonces de Richard Descoings, la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale publie un rapport sur la réforme du lycée. Une mission parlementaire aurait pu être l’occasion de propositions enfin partagées, au plus haut niveau politique, sur la base du même constat qui traverse les rapports de spécialistes du système éducatif depuis celui d’Antoine Prost en 1983. Benoist Apparu reprend un certain nombre de propositions que le Sgen-CFDT partage avec le groupe « De l’ambition pour la réforme des lycées » : la classe de seconde qui doit être une année de détermination et non pas de tri, l’organisation des enseignements en trois pôles (tronc commun, exploration/approfondissement, accompagnement), l’inscription de l’accompagnement dans l’horaire élève et dans le service des enseignants, le professeur référent, la réduction de l’horaire de cours et la prise en compte sur le temps du lycée du travail individuel des élèves, la nécessité de supprimer les redoublements et d’offrir aux élèves la possibilité de revenir sur leurs choix, le recours à des formes variées d’évaluation et la réforme du baccalauréat... Ces propositions sont cependant contredites par le maintien d’un système de voies et séries inévitablement hiérarchisées. Une conception étroite de l’orientation réduite à l’information et aux justifications psychologiques empêche de raisonner en termes d’une construction de parcours rendue possible par la modularisation des enseignements, modularisation seule à même de prendre en compte les goûts et les appétences des élèves dans le cadre d’une formation générale à développer. Sans cette nécessaire respiration, mettre en place une première générale indifférenciée risque fort d’aboutir à une première S comme Souffrance pour tous.
Une certaine frilosité empêche de prendre en compte la semestrialisation et conduit à proposer la remédiation en dehors du temps scolaire (stages d’été) comme seule alternative au redoublement. Frilosité encore au sujet de l’autonomie des établissements qui conduit à proposer des solutions déjà autorisées et pratiquées (en particulier dans le cadre le l’article 34 de la loi de 2005). Quant au métier enseignant, il n’est vu que dans le « face à face » ou le « côte à côte », niant le travail d’équipe et l’implication dans la vie de l’établissement pour les élèves comme pour les enseignants. Se dessine un projet de réforme manquant de cohérence, d’autant plus qu’au-delà des propositions de modifications de structures, il manque l’affirmation des objectifs éducatifs et pédagogiques propres au lycée. Au total, pour le Sgen-CFDT, une occasion manquée, malgré quelques constats justes, en partie parce que le dogme d’une baisse de l’emploi public élimine d’office un certain nombre de pistes pourtant intéressantes. Paris, le 27 mai 2009 le rapport est en ligne sur le site de l’AN : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1694.asp
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