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L’enseignement supérieur et la recherche restent dans la tourmente, l’accumulation des réformes sans réelles concertations avec le milieu universitaire et ses organisations représentatives a conduit à un rejet de toute nouvelle mesure proposée par le gouvernement. Les propos insultants tenus par Xavier Darcos sur la formation des enseignants le 12 février ne peuvent qu’alourdir encore le climat (voir p. 12). Le Sgen-CFDT a appelé à la manifestation et à la grève le 10 février. Je me réjouis donc de la participation de nos militants, de nos adhérents et des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche à la journée du 10 février, et en particulier aux manifestations. Le mot d’ordre principal que le Sgen-CFDT mettait en avant dans son appel à cette journée d’action (appel que vous retrouverez dans ce numéro de Campus) était que le gouvernement déclenche très rapidement de véritables négociations avec les organisations syndicales. Pour tenter d’éteindre la contestation qui enflait de toutes parts, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ou plutôt l’Élysée, ont proposé la mise en place d’une médiatrice pour consulter sur le projet de décret statutaire... La mesure serait risible si elle n’était pas tout simplement navrante, à quand un médiateur sur l’action désordonnée du président de la République ? Plus sérieusement, la commission Schwartz a auditionné de multiples acteurs de l’enseignement supérieur, dont les organisations syndicales, le Sgen-CFDT et d’autres organisations ont présenté de nombreux amendements au décret lors du CTPU de novembre, alors quel est le sens de cette médiation ? La situation a cependant évolué au cours de la journée du 11 février dernier, la ministre interviewée sur BFM TV en fin de matinée a déclaré vouloir ouvrir des négociations. Le Sgen-CFDT qui avait jusqu’alors prévu de ne pas participer à la réunion inaugurale de la médiation prévue ce même 11 février à 16 heures a décidé d’y participer pour demander à la ministre la confirmation de ces propos. La ministre a bien confirmé l’après-midi l’engagement pris le midi. En conséquence, le projet de décret ne sera pas examiné par la section compétente du Conseil d’État tant qu’il n’y aura pas eu non seulement médiation, mais négociation avec les organisations syndicales (compte-rendu détaillé de cette réunion page 4). Le Sgen-CFDT a saisi l’occasion de cette réunion pour poser quelques autres questions au gouvernement sur les problèmes en suspens dans l’enseignement supérieur et la recherche : les suppressions de postes de BIATOSS, la mastérisation des concours, les moyens financiers et humains nécessaires à l’équivalence entre travaux dirigés et travaux pratiques et à l’accompagnement de toute réforme statutaire, etc. Le Sgen-CFDT a déclaré que sur tous ces points le calendrier était celui de l’urgence. Le Sgen-CFDT a aussi réclamé qu’un signal fort soit envoyé aux enseignants-chercheurs sur leurs préoccupations. Par ailleurs, la ministre a déclaré avoir suspendu le décret sur le contrat doctoral et qu’elle était prête à le revoir en concertations avec les organisations syndicales. Tous les problèmes ne sont cependant pas réglés par cette acceptation trop tardive de la négociation. Des contentieux lourds restent présents comme la réforme des EPST, et particulièrement du CNRS (on trouve quelques mots de la situation au CNRS dans ce numéro), comme les problèmes budgétaires. Le Sgen-CFDT a toujours une lecture beaucoup moins optimiste que la ministre des mesures adoptées en matière de budget. Enfin, sur la politique d’emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche, le Sgen-CFDT pense toujours qu’un vrai développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, que la lutte contre l’échec en licence, que l’essor de l’activité de recherche au service du pays nécessitent une vraie politique de création d’emplois et pas des suppressions. Pour terminer, le Sgen-CFDT veillera à ce que ces annonces de négociations se concrétisent rapidement, et tout en n’étant pas du côté des jusqu’auboutistes de la grève générale, il se réservera le droit d’appeler les personnels de l’enseignement supérieur à toutes les formes d’actions nécessaires pour parvenir à de vraies négociations pour aboutir à la satisfaction des revendications des personnels. Michel Piecuch
1 - Vraies négociations ou mesure dilatoire ? 2 - La situation au CNRS. Débat sur la recherche proposé par Nicolas Sarkozy : pas les bons thèmes pas le bon cadre. 3 - Les problèmes que nous avons devant nous : comment faire face et avancer ? 4 - Réunion avec la ministre et la médiatrice. 5 - Modulation des services et gouvernance universitaire. 6 - Enseignants-chercheurs : avancer et négocier. 7 - Comparaison entre les demandes du Sgen-CFDT et les réponses du ministère à la date du 22/01/09. 9 - Appel à la grève du 10 février 2009. 10 - Mastérisation à la hussarde : la formation des enseignants mérite mieux ! 11 - Évitons de jeter le bébé de la formation des enseignants avec l’eau du bain. 12 - Non, Monsieur le Ministre, les professeurs stagiaires ne se contentent pas de remplacer de temps à autre un professeur absent. Recommandations du comité de suivi de la loi LRU. 14 - Cneser du 19 janvier 2009 : décret expertise comptable ; motions. Prag : promotion d’échelon. 15 - JO/BO. Dans la presse ATOSS : 15 - Élections à la CAPN des BAS : entre statut et métier, les enjeux d’une campagne. 16 - CAPN des techniciens de recherche et de formation.
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